La reprise de l’emploi se confirme en 2016

Progression de l’emploi salarié, hausse de la population active, baisse du chômage, progression du salaire net, telles sont les évolutions du marché de l’emploi observées par l’Insee en 2016.

L’embellie sur le front de l’emploi, tant attendue, est bien là. C’est ce que révèle l’étude « Emploi, chômage, revenus du travail » de l’Insee (1) publiée début juillet. Le chômage baisse en 2016. Une première depuis 2009 ! Il s'établit à 10,1% de la population active au sens du BIT, après avoir augmenté de 2,1 points de 2007 à 2016. En revanche, le halo autour du chômage continue de s’étendre. En 2016, 3,8% des personnes de 15-64 ans en font partie, soit une hausse de 0,1 point par rapport à 2015. Depuis 2007, cette part s’est accrue de 0,7 point en France métropolitaine. Les hommes ont été les plus affectés par la progression du chômage, avec un taux qui a augmenté de 2,6 points entre 2007 et 2016, contre 1,4 point pour les femmes. Ce phénomène, souligne l’Insee, « est à relier notamment au net recul de l’emploi dans l’industrie et dans la construction, secteurs principalement masculins ». 

Une croissance plus riche en emplois

Après les 124 000 créations nettes d’emplois enregistrées en 2015, la tendance se confirme en 2016, avec 255 000 créations recensées par l'Insee. Cette amélioration ne relève que de l'emploi salarié pour ces deux années, alors que c'est l'emploi non-salarié qui avait surtout progressé sur les années 2010-2013, porté entre autres par la montée en puissance du statut d'auto-entrepreneur.  Selon l’Insee, cette évolution est liée à celle du coût du travail, qui après avoir ralenti en 2013 (+0,5%) n’augmente que d’un peu plus de 1% par an depuis. Les raisons : le CICE, le pacte de responsabilité et de solidarité et la prime à l’embauche dans les PME notamment. Au total, de 2013 à 2016, ces mesures auraient directement enrichi la croissance d’environ 250 000 emplois salariés marchands. L’étude révèle également qu’après une décennie de stabilité, la part des actifs occupés en CDI parmi les salariés a diminué entre 2007 et 2016 (repli de 1,2 point en France métropolitaine), les trois quarts au profit des CDD. Concernant la part de l’intérim, elle a fléchi en 2009 en raison de la crise économique, notamment dans l’industrie, puis est remontée progressivement jusqu’à 2,7% en 2016.

Des seniors plus actifs

Le nombre d'actifs diminue chez les jeunes : le taux d'activité des 15-24 ans baisse à 36,9% en 2016 (-1,2 point par rapport à 2007). Chez les 55-64 ans, c'est l'inverse, il atteint désormais 53,7% (+13,7 points par rapport à 2007). L'Insee y voit l'impact des réformes successives des retraites et des restrictions d'accès aux dispositifs de cessation anticipée d'activité. Si le taux d’activité des jeunes a de nouveau baissé, c’est parce que « les jeunes, avec la crise de 2008-2009, ont eu tendance à retarder leur entrée sur le marché du travail », notent les auteurs de l’étude. Certaines réformes en matière de formation initiale ont probablement contribué à cet effet.

Enfin, dernière bonne nouvelle : depuis 2014, le salaire moyen de tous les salariés est à la hausse. Dans le secteur privé, en équivalent temps plein (EQTP), il s'élève à 2 230 euros par mois. Il augmente en euros constants (+0,5%). Cette hausse fait suite à quatre années de stabilité ou de baisse. Sur l'année, le revenu salarial a augmenté de 1% entre 2013 et 2014. Pour l'ensemble des salariés du secteur privé et de la fonction publique, il s'élève à 20 670 euros.

(1) Insee Références Emploi, chômage, revenus du travail, Edition 2017

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