Revue de presse du recrutement numérique N°24

Cette semaine, dans la revue de presse du recrutement numérique, intéressons-nous aux métiers en pénurie et aux moyens les plus originaux de les pourvoir, et revenons sur la croissance de Google et LinkedIn sur le marché de l’emploi.

Comment trouver les profils en pénurie ? En les formant.

C’est ce que Capgemini essaie de mettre au point avec OpenClassrooms, une start-up qui propose des formations en ligne débouchant sur des diplômes reconnus par l’État. « Prenez le métier de data scientist, on en manque, explique Pierre Dubuc, l'un des deux co-fondateurs d’OpenClassrooms. Si on a recours à un cabinet de chasse, on va en débaucher chez un concurrent, mais le constat de base, soit la pénurie de profils, reste vrai ».  La première expérience chez Capgemini a consisté à former 20 développeurs Java. Pour trouver les profils idoines, OpenClassrooms s'est basée sur les trois millions de personnes qui se connectent chaque mois à ses serveurs, a sélectionné 500 candidats qui ont suivi un premier module de formation, puis 70 profils retenus ont été transmis à l’entreprise qui a alors choisi ceux qu’elle souhaitait former en alternance.

  • L'article de L'Usine Nouvelle à ce propos
  • OpenClassrooms était représenté aux Rencontres de l’Emploi organisées par Pôle emploi en janvier 2017. Retrouvez ici l’interview d’Annelise Bourelle, directrice des contenus d’Open Classrooms

Comment trouver les profils en pénurie ? En les partageant.

C’est l’idée de Crafty, une start-up qui propose aux entreprises de se « prêter » leurs profils IT. Un moyen de challenger et de fidéliser ces talents très prisés. « À l’heure du travail en mode projet, il est rare que les équipes techniques soient mobilisées en continu chez leur employeur. Notre idée, c’est de profiter des périodes de creux pour envoyer ses collaborateurs IT se challenger ailleurs », indique Pierre-Antoine Roy, co-fondateur de Crafty. Pour la société qui accueille les talents, le principal bénéfice est l’accompagnement d’un profil hautement expérimenté. Pour la société qui « prête » l’expert, des avantages existent également. « Le collaborateur est challengé, il sort de son écosystème habituel, il progresse, il découvre de nouvelles technologies, de nouvelles méthodologies, de nouveaux process… et il rapporte ensuite ces nouvelles expertises chez son employeur », observe Pierre-Antoine Roy.

  • L’article des Echos sur le sujet

Google poursuit son offensive sur le marché de l’emploi.

Après avoir dévoilé en avril Google Hire, un moteur de recherche de CV dédié aux entreprises, la firme de Mountain View lance Google for Jobs, un nouvel outil qui agrège des offres emploi de plusieurs sites tiers, à l’image de Facebook, LinkedIn, Glassdoor ou encore Monster. Pour l'heure, le service n'est disponible qu'aux États-Unis (1). Pour bénéficier de Google for Jobs, l’utilisateur doit simplement saisir une requête comme « emplois près de moi » ou lancer une recherche en rapport avec l’emploi. Google for Jobs permet également de filtrer les emplois selon le secteur, la position géographique et l’employeur. Pour maximiser ses chances, l’utilisateur peut activer des notifications et recevoir une alerte lorsqu’un nouveau poste correspondant à sa requête est disponible. Google s’appuie sur l’intelligence artificielle avec une technologie de machine learning pour faire le tri parmi les annonces qui pourraient correspondre au profil de l’utilisateur. De cette manière, la filiale d’Alphabet peut détecter et supprimer toutes les offres d’emploi en double que les employeurs publient sur les sites de recrutement. À l’issue de cette sélection, Google redirige les utilisateurs vers le site ayant publié l’annonce en premier. 

Comment LinkedIn a atteint 500 millions de membres.

En procédant par étapes, une fois le bon ajustement produit-marché trouvé, selon Aatif Awan, le vice-président de l’entreprise (1) dans sa présentation How LinkedIn built a Community of Half a Billion. Pour lui, le lancement de profils publics en 2006 a été le véritable déclencheur de croissance. Deux comportements également : la multiplication des leviers de croissance et le fait d’être continuellement dans une démarche de test afin d’adapter le produit aux attentes des utilisateurs, qui changent à mesure que la communauté se construit.

 

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