Revue du recrutement numérique n°22

Cette semaine, dans la revue de presse numérique, on découvre la collaboration entre Manpower et JobiJoba sur les outils et process de recrutement. Ensuite, on discute du caractère humain inhérent au recrutement et aux problématiques RH. Enfin, on revient sur l'ascension de LinkedIn. 

Manpower et Jobijoba s’allient

Pour accélérer les processus de recrutement, Manpower a signé un partenariat avec Jobijoba. Concrètement, Jobijoba loue son nouvel outil, CV Catcher, en marque blanche pour « améliorer l’expérience candidat » et éviter que 60% des internautes continuent à abandonner le processus lorsqu’ils répondent à une offre d'emploi. Avec CV Catcher « le candidat télécharge son CV sur le site de l'entreprise qui recrute. Notre outil analyse ce CV et montre au candidat les annonces qui lui correspondent. C'est un gain de temps assuré », explique Paul Mayolle, business developer chez Jobijoba. « Les comportements des candidats ont considérablement évolué depuis que le digital est devenu la norme. Nous sommes entrés dans l'ère du 1 clic, ce qui impacte bien sûr les process de recrutement. Aujourd'hui, les candidats fuient les process trop longs ou trop compliqués », indique Jean-François Denoy, directeur général de Manpower France.

1 http://objectifaquitaine.latribune.fr/innovation/2017-07-03/manpower-et-jobijoba-s-allient-pour-accelerer-les-processus-de-recrutement-742367.html

Pourquoi le recrutement restera une affaire d'êtres humains

Les algorithmes seuls ne pourront gérer le recrutement qui n’a rien d’une science exacte. C’est l’avis de Jean Pralong, professeur de gestion RH, dans un entretien au Figaro (1) : « Dans toutes les entreprises, il arrive que le profil d'un candidat idéal - sur le papier - se transforme en une gigantesque erreur de casting quelques semaines ou mois plus tard. Cette désillusion est la pire crainte des DRH. » Selon une étude réalisée par le cabinet de recrutement Robert Half, 71% des DRH français ont déjà embauché un candidat qui ne les satisfaisait pas totalement. « C'est l'un des chiffres les plus stables en matière de recrutement depuis 25 ans : le taux d'erreurs de casting. Chez les cadres, elles sont de 17%, selon les estimations de l'Apec. C'est effrayant ! L'arrivée du web n'a rien changé à cela. Certains outils digitaux apportent des améliorations, quand d'autres vont dans le mauvais sens… Cela conforte donc la stabilité des échecs de recrutement » explique Jean Pralong. Pour lui, non seulement il n’y a pas de relations statistiques entre personnalité et performance, mais « plus le temps passe, plus on délègue le recrutement à des managers qui ne sont pas formés à cela ! » Le big data et l’IA permettent « de recueillir et de brasser énormément de données. Après, il faut leur donner du sens. Certaines start-up, comme Clustree, font un travail très intéressant. On est capable aujourd'hui d'analyser énormément de choses, de créer des statistiques très fiables, qui peuvent minimiser à la fois les erreurs de casting et le taux d'erreurs. Mais cela reste des statistiques !... le manager a beau avoir les statistiques, voir des courbes très rationnelles se dessiner sous ses yeux, il préfère rencontrer le candidat de visu pour différentes raisons... C'est de cet entretien physique, plein de biais, de clichés, d'affinités, et de stéréotypes dont le manager ne peut se passer ! ».

http://www.lefigaro.fr/emploi/2017/07/13/09005-20170713ARTFIG00010-pourquoi-le-recrutement-restera-une-affaire-d-etres-humains.php

Le vertigineux filon de Linkedin

Dans son supplément week-end Les Echos racontent la story LinkedIn et surtout explique pourquoi Microsoft a mis 26 milliards de dollars sur la table pour acquérir l’entreprise l’année dernière.

https://www.lesechos.fr/week-end/business-story/enquetes/030371379834-le-vertigineux-filon-de-linkedin-2093125.php#

Restons Connectés

Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?