Revue de presse du recrutement numérique. N°2

Toutes les deux semaines, faisons le point sur les innovations et ce qui se dit en matière de recrutement numérique.

GoJob, l’interim numérique sans CV

C’est la dernière née des start-ups du recrutement numérique. Elle a été portée sur les fonds baptismaux par Frédéric Mazzella (fondateur de Blablacar), Jean Baptiste Rudelle (Criteo) et Pierre Kosciusko-Morizet (fondateur de Price minister). L’idée est de se fonder sur la qualification des candidats : les CV ne sont pas requis, seul leur savoir-faire et leur savoir-être comptent. C'est la start-up elle-même qui embauche, au SMIC, les « GoJobbers ». A condition, expliquent Les Echos, qu’ils « offrent suffisamment de motivation et de souplesse pour répondre à des missions aussi diverses que : employé du bâtiment, vendeur, chauffeur ou serveuse. GoJob les emploie, mais c'est en ligne, de chez eux, qu'ils répondent à des offres selon des critères de recherche inhabituels : un employeur peut par exemple demander « quelqu'un de fiable, disponible un samedi matin, qui s'y connaisse en plomberie ». GoJob a prévu d’avoir 10 000 polyvalents d’ici la fin de l’année.

 

Hunteed, la start up qui lie entreprises et recruteurs

C’est un nouveau créneau dans le recrutement en ligne avec cette start-up qui, selon Maddyness, relie les entreprises aux recruteurs spécialisées, puis paie au succès une prime de recrutement fixée à la diffusion de l’annonce. Elle travaille déjà avec 90 grandes entreprises. L’idée, selon la fondatrice, est que « le recrutement est un enjeu majeur pour les entreprises, mais les processus restent trop lourds avec les cabinets de recrutement, l’activité trop chronophage avec les jobboards, et les résultats incertains avec la cooptation. Le web est le seul canal qui permette d’accéder à un volume satisfaisant de candidatures qualifiées, en s’appuyant sur une forte communauté d’experts et une plateforme digitale simple et efficace. Hunteed a pour ambition d’atteindre le meilleur équilibre entre l’humain et le numérique, dans le secteur du recrutement ».

 

Arrivée prochaine du DRH 3.0

Pour Valérie Vezhinet , la DRH de SAP, l’éditeur allemand de logiciels, avec le numérique, les DRH vont devoir d’un côté passer leur temps à anticiper et détecter les compétences de demain et de l’autre, ils vont arrêter de « perdre du temps dans des tâches administratives et routinières … et de plus en plus se consacrer à ce qui ne sera jamais automatisable : bien-être au travail, engagement des salariés, gestion des carrières, suivi individualisé... La digitalisation va conduire à une ré-humanisation de l'entreprise. Et la fonction RH a vocation à être le chef d'orchestre de cette ré-humanisation ». Elle a conduit une étude sur la digitalisation de la fonction RH qu’elle commente dans le Journal du Net, et qui est présentée dans La Tribune et en ligne également sur You Scribe.

 

Les RH commencent à accepter des parcours non-linéaires

Marie Canzano, fondatrice du cabinet de recrutement Digital Jobs, explique dans la lettre de Petit Web comment  a germé une manne d’offre d’emploi de Chief Data Officers et maintenant de Chief Data Marketing Officers, puisque les deux semblent de plus en plus liés. Elle explique également comment les RH commencent à apprécier les parcours non-linéaires. « La combinaison d'expériences complémentaires est de plus en plus recherchée, notamment les doubles expériences cabinets de conseil et start-up, ou les profils IT et marketing, encore rares ». Mais, pour elle, dans les entreprises, l'effet "diplôme" et "école" est toujours très fort.

 

Les plateformes sont de bons serviteurs et de mauvais maitres

Après « La France du Bon Coin, David Menascé s’est intéressé au travail collaboratif. Dans une série d’entretiens il montre comment, pour les gens,  les plateformes sont devenues de bons serviteurs, car c’est un excellent outil pour trouver de l’activité, mais pourraient sans régulation devenir un très mauvais maître quand elles fixent le prix et décident de le baisser unilatéralement sans demander leur avis aux prestataires. « Pour nombre de chauffeurs de VTC, dit-il dans un entretien à l’Usine Digitale cette activité était synonyme de liberté, d'autonomie, jusqu'au jour où un acteur majeur du secteur que je ne citerai pas a décidé de baisser les prix. Pour les prestataires, c'était un signal fort. Autant voire plus que l'impact sur leur revenu, c'est surtout le sentiment de leur dépendance qui, d'un coup, les a frappés ».

 

Plongée dans la Chine numérique

Un reportage absolument passionnant du site ZDnet sur la Chine numérique. Il est sur la ville de Shenzhen qui est devenue l’usine numérique du monde, développée autour des géants Huawei et Tencent. Ils savent tout copier, tout faire et sont passés de supermarché de l’électronique à pépinières de start-ups. Le dossier comprend plusieurs reportages dont l’un sur les conditions de travail dans la Silicon Valley de l’Asie. A lire également, le reportage des Echos sur le constructeur d’écrans chinois RBD, qui prévoit déjà son usine sans recrutement puisqu’il n’y aura pas de salariés.

Restons Connectés

Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?