Semaine de l’industrie : l’économie verte à l’honneur

Alors que de nombreux secteurs industriels sont engagés dans une transition écologique, la Semaine de l'Industrie met l'accent cette année sur les liens entre industrie et environnement.

« L’industrie aussi, c’est écologique ! ». C’est avec ce slogan un brin provocateur que le ministère de l’Industrie a ouvert le 20 mars 2017, les festivités de la 7ème édition de la Semaine de l’industrie qui se sont tenues jusqu’au 26 mars partout en France. Objectif : démontrer, par de nombreux exemples concrets, que l’industrie d’aujourd’hui accorde une place majeure aux préoccupations environnementales et à une vision nouvelle de la gestion des ressources de la planète.

Depuis sa création en 2011, la Semaine de l’Industrie se propose chaque année  d'informer les jeunes, mais aussi plus largement les demandeurs d'emploi, sur les besoins en recrutement et la diversité des métiers. Parmi les 2 400 événements organisés dans toute la France (visites d'entreprises et d'établissements de formation, interventions dans les établissements scolaires, forums des métiers et "job dating"), près de 800 auront pour thème l’écologie.

Eco-industries, secteur d’excellence ?

« Contrairement à certaines idées reçues, l’industrie souscrit de plus en plus à la transition écologique : de nombreuses entreprises industrielles s’emploient chaque jour à réduire leurs émissions polluantes et à mieux traiter les déchets qu’elles génèrent », estime Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie. Selon le ministre, « les transitions énergétique et numérique sont les principaux défis auxquels nous sommes confrontés, et notre industrie a besoin de nouveaux talents pour y faire face ».

En effet, si les entreprises françaises sont bien présentes dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de la gestion des déchets ou du traitement des pollutions locales (air, bruit, sol), « les industriels doivent encore s’approprier les nouveaux champs de croissance et d’emploi que sont l’efficacité énergétique dans le bâtiment, les transports et l’industrie, les énergies renouvelables et notamment la biomasse et les biocarburants ou encore le recyclage et la valorisation énergétique des déchets », estime-t-on au comité stratégique des Eco-industries (COSEI), un organisme dépendant du ministère de l’industrie qui a pour mission de définir la stratégie de développement des éco-industries françaises, sur le marché national et à l’export. L’objectif du COSEI est précisément de faire de ces domaines des spécialités d’excellence française en accompagnant par exemple le développement des industries de recyclage, de traitement de l’eau et des énergies renouvelables, qui réalisent un chiffre d’affaires de 86 milliards d'euros et emploient directement 442 000 personnes (1 million en comptant les emplois indirects).

« Renforcer la formation »

D’autres initiatives entendent, elles aussi, favoriser le développement des « industries vertes ». Ainsi, les « Engagements croissance verte », une initiative commune des ministères chargés de l’Environnement et de l’Industrie, sont formalisés avec des entreprises sur des sujets tels que la valorisation des déchets du plâtre, le rechapage des pneus ou la dépolymérisation des plastiques usagés en vue d’un recyclage innovant. Cet démarche s’inspire de l’expérience des « Green Deals » au Pays-Bas, un programme gouvernemental visant à stimuler et accélérer le développement de l’économie verte.

« Il y a des emplois disponibles dans l'industrie » et « de la place pour tous » à tous les niveaux de formation, souligne Christophe Sirugue. Et « la part de femmes est trop faible ». De 80 000 à 100 000 recrutements par an d'ici à 2020 sont attendus dans l'industrie. « On a besoin de renforcer la formation », a ajouté le secrétaire d'Etat. « Plus on a une industrie confrontée à des enjeux de transition numérique et écologique, plus les besoins de formation sont importants ».

N.S.

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