Soft skills et culture d’entreprise : les clés de la réussite professionnelle

Aujourd’hui, les recruteurs accordent de plus en plus d’importance aux qualités humaines. Pour être embauché, il faut aussi que les candidats partagent les valeurs de l’entreprise. 

Capacité d’écoute, créativité, adaptabilité, convivialité… Les qualités comportementales seraient-elles garantes du succès professionnel ? Statistiquement, oui. C’est ce que montre l’étude menée en 2014 par le cabinet en transition de carrière Oasys Consultants auprès d’une centaine de cabinets de recrutement. 94% des consultants interrogés ont déclaré que la personnalité était le deuxième critère le plus important pour leurs clients, après l’expérience métier. Les « soft skills », littéralement « compétences douces », sont ainsi devenues capitales aux yeux des recruteurs. Lesquels, d’après le baromètre 2017 du moteur de recherche d’offres d’emploi en ligne Adzuna, rechercheraient en priorité la rigueur, l’autonomie et le dynamisme.

« La personnalité du candidat est plus importante que tout… »

Emeric Oudin, dirigeant d’Axe-Environnement, une PME spécialisée en phyto-environnement, est particulièrement sensible au savoir-être. « La personnalité du candidat est plus importante que tout, explique-t-il. Lors d’un entretien d’embauche, je regarde d’abord comme il interagit avec nous. Ensuite, c’est un ressenti. Je sais au bout de cinq minutes s’il va faire l’affaire. Je me trompe rarement au niveau de l’intuition. » Chez Capgemini, l’intérêt pour les compétences humaines est également très présent. « Les consultants doivent maîtriser la communication orale, être dans l’écoute et savoir travailler en collaboratif. Ils doivent également être capables d’évoluer en permanence pour s’adapter à la culture d’entreprise de nos clients ainsi qu’à de nouvelles équipes projet », justifie Jihane Baciocchini, Directrice du recrutement en France.

…à condition qu’elle soit en phase avec les valeurs de l’entreprise

Mais les qualités comportementales comme l’écoute, l’aptitude à travailler en équipe ou encore l’adaptabilité ne suffisent pas pour être embauché. Encore faut-il que la personnalité du candidat corresponde à l’esprit de l’entreprise. « Il est essentiel que les demandeurs d’emploi se documentent en amont sur les valeurs de la société pour laquelle il postulent », assure Pascaline Lesaive, consultante au cabinet Oasys. Pour Elsa Brager, directrice associée au cabinet de recrutement Enoa RH-Consulting, « ces valeurs correspondent à l’ADN de l’entreprise. Elles apparaissent sur leur site web mais aussi sur leurs réseaux sociaux comme Linkedin, Facebook ou Twitter. Parfois, le ton donné à une offre d’emploi donne lui-aussi des indices aux candidats ». Partager la culture de l’entreprise est indispensable aux yeux de Jihane Baciocchini. « Une des valeurs clés de Capgemini est la simplicité, rappelle-t-elle. Un candidat qui se montre arrogant sera automatiquement écarté, même s’il possède les compétences techniques requises pour le poste ». Avant de postuler, la directrice du recrutement recommande aux demandeurs d’emploi de se renseigner auprès de leur réseau professionnel ou d’entrer en contact directement avec les employés de Capgemini.

« Partager la culture de l’entreprise permet ensuite aux candidats de s’épanouir dans leur travail et aux employeurs de fidéliser leurs collaborateurs », affirme Elsa Brager. A l’inverse, négliger cette dimension au seul profit des compétences techniques peut conduire les dirigeants d’entreprise à se séparer prématurément de certains de leurs salariés. C’est notamment ce qui est arrivé à Emeric Oudin. « Il nous est arrivé de recruter un commercial sur la seule base de son CV. C’était une erreur, il ne correspondait pas à l’esprit de l’entreprise ». Or les erreurs de recrutement coûtent cher au final…

Lou-Eve Popper
 

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